Le baby blues et la dépression post-partum perturbent le sommeil de bébé

Bénin, le baby blues touche de nombreuses mamans (et papas) après la naissance de bébé. Il est souvent dû à l’état de fatigue consécutif à l’accouchement et au mauvais sommeil de bébé pendant les premières semaines de sa vie. La dépression post-partum est plus sérieuse et doit être prise en charge par un médecin. Inutile de s’alarmer cependant : elle se soigne très bien et toute la famille retrouve rapidement le sourire.

Le baby blues et la dépression post-partum perturbent le sommeil de bébé

Parents dépressifs et anxieux induisent un mauvais sommeil de bébé

Des études aux conclusions précises

Bébé est très réceptif à l’état émotionnel de ses parents dès la naissance. Il perçoit immédiatement quand sa maman éprouve des difficultés d’ordre psychologique et subit une dépression post-partum ou un baby blues. Son réflexe consiste alors à adopter un comportement très actif afin de la faire réagir et sortir de cette posture qu’il perçoit de manière négative.

Problème : la situation tend à s’aggraver quand bébé refuse le sommeil. Ses parents n’arrivent pas à calmer ses pleurs et ses cris, le nourrisson ressent alors l’inquiétude grandissante de sa mère ou de son père.
Bébé se réveille fréquemment la nuit et ces réveils répétés accentuent à leur tour l’état dépressif de la maman. Il est souvent bien difficile de sortir de ce cercle vicieux.

De nouvelles études viennent par ailleurs d’apporter la preuve que certains bébés sont capables de ressentir le stress maternel même pendant la grossesse. Ces constatations font suite à la découverte d’une enzyme produite par l’utérus afin de protéger le fœtus. Celle-ci a pour fonction de neutraliser le cortisol, l’hormone du stress.

Des répercussions sur le sommeil de bébé

La nuit, les mères dépressives et anxieuses ont tendance à réveiller inutilement leur bébé afin de se rassurer, selon une étude américaine parue dans la revue scientifique Child Development .

Leur nuit est rythmée par des périodes répétées d’inquiétude et d’angoisse, au cours desquelles elles viennent vérifier si tout va bien pour bébé, au risque de le réveiller plusieurs fois par nuit et de perturber son sommeil.

Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, ont cherché à comprendre pourquoi les bébés de mères dépressives montrent un sommeil plus agité que la normale, fait établi depuis de nombreuses années.

Ils ont installé des caméras dans 45 foyers afin d’observer le comportement nocturne des mamans avec leurs bébés âgés de un à 24 mois. Sur les 45 femmes suivies, 14 d’entre elles étaient atteintes de troubles dépressifs.

Les conclusions ont révélé que les mamans atteintes de dépression post-partum ou de baby blues se font davantage de soucis pour la santé de leurs enfants que les autres. Leur tendance à aller les prendre en plein milieu de la nuit pour passer un peu de temps avec eux provoque de fréquents réveils des nourrissons alors qu’ils sont endormis !

L’amour maternel joue un rôle sur le développement du cerveau du bébé. Un nourrisson qui reçoit beaucoup d’amour de la part de sa maman, particulièrement entre l’âge de 6 et 12 mois, parviendra à une gestion optimale du stress au cours de sa vie.

Baby blues et dépression post-partum

Le mal-être de maman après l’arrivée de bébé

Baby blues et dépression post-partum sont deux des pathologies les plus fréquemment recensées chez les femmes après l’accouchement. Tous deux peuvent entraîner de fâcheuses conséquences, pour les mamans elles-mêmes mais également pour le développement socio-affectif des bébés, dont le rythme de vie peut être perturbé par certaines formes d’hyperactivité. Un mauvais sommeil de bébé est par exemple néfaste pour son développement.

Le baby blues, encore appelé « syndrome du troisième jour », apparaît chez la maman entre 1 et 3 jours après l’accouchement. Cette dernière manifeste de l’irritabilité, de l’anxiété, de la vulnérabilité et des sautes d’humeur.

Cette forme de dépression légère s’explique par des changements physiologiques ainsi que par le manque de sommeil. Généralement passagère, elle s’estompe au bout de 15 jours ou de quelques semaines. Au-delà de cette durée, il s’agit vraisemblablement d’une dépression post-partum, qui correspond à un mal-être plus préoccupant. Elle peut se manifester à tout moment pendant l’année suivant l’accouchement. La maman se sent malheureuse et porte peu d’intérêt à son enfant.

Plus la dépression post-partum est détectée tôt, plus le traitement est efficace. Il est impératif de demander un soutien extérieur si vous pensez en souffrir. Ses symptômes se manifestent par :

  • l’incapacité perçue à vous occuper de votre bébé, un sentiment de refus du nourrisson,
  • une anxiété extrême associée à de violentes crises de panique,
  • l’impossibilité de prendre des décisions,
  • une grande tristesse, un désespoir prononcé,
  • une perte d’appétit,
  • des nuits tronquées souvent liées au mauvais sommeil de bébé,
  • une perte de contrôle à tous les niveaux.

Les bouleversements d’ordre physiologique, les nombreux changements de vie provoqués par l’arrivée de bébé et l’apparition de nouvelles contraintes peuvent expliquer la dépression post-partum.

Il n’y a aucune honte à souffrir de dépression post-partum. Cela ne fait pas de vous une mauvaise mère. Chacun d’entre nous a besoin d’aide à un moment ou l’autre de sa vie. Informez-en votre entourage. Vous et votre enfant retrouverez rapidement le sourire.

Que faire pour lutter contre le baby blues et la dépression post-partum ?

Si vous pensez souffrir de baby blues, voici quelques solutions pour vous aider à vous sentir mieux :

  • reposez-vous sur votre conjoint ou vos proches et demandez-leur de l’aide pour s’occuper du bébé, cuisiner, faire le ménage, etc ;
  • prenez soin de vous reposer, sortez pour vous changer les idées, aménagez-vous des plages de détente, faites-vous plaisir ;
  • n’hésitez pas à faire des activités avec votre bébé : emmenez-le en promenade, inventez des périodes de jeu peau à peau, etc ;
  • tentez d’améliorer le sommeil de bébé par l’instauration d’un rituel de couchage ou en veillant à sa position et à l’aménagement de son lit. La situation évoluera si toute la famille dort bien la nuit !

Dans le cas d’une dépression post-partum :

  • consultez un médecin qui vous rassurera sur votre état de santé et celui de votre enfant ; un traitement adapté vous sera proposé, à base de suivi médicamenteux et/ou reposant sur une thérapie d’ordre psychologique ;
  • en cas de crise aigüe de mal-être et pour une assistance immédiate, appelez Info-Santé (Tél : 811) ou la LigneParents (Tél : 1-800-361-5085), un service d’intervention accessible jour et nuit, gratuit et confidentiel ;
  • acceptez l’aide de votre entourage et essayez d’oublier la fatigue, le stress, les soucis. Toutes les mamans sont victimes de défaillances transitoires !
Jusqu’à 80 % des nouvelles mamans souffrent du syndrome du baby blues, qui disparaît de lui-même. Environ 13 % d’entre elles subissent une dépression post-partum, maladie qui nécessite une prise en charge médicale.
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